Après une première saison thématique sur le thème de l'air (2014-2017), le projet « Questions de Sciences, Enjeux Citoyens » ² (QSEC²) se poursuit sur le thème des mobilités à travers une nouvelle exposition itinérante « TRAJECTOIRES, l'expo qui interroge nos mobilités ».

"Trajectoires" envisage la mobilité comme la somme de deux concepts : le mouvement (mouvement du corps, mouvement des individus, mouvement des populations) et la société (histoire, économie, urbanisme, culture, etc.). L'exposition se structure en trois pôles thématiques, qui explorent les interactions entre mouvement et société à différentes échelles : 

  • l'individu,
  • le groupe / la ville,
  • la planète.

Utilisant des supports variés, (témoignages, manipulations interactives, infographies, dispositifs numériques), l'exposition intègre également les contributions de citoyen·ne·s et s'appuie sur un mobilier modulable permettant d'enrichir l'exposition, au fur et à mesure de son itinérance, avec les contributions de partenaires du territoire.

Ici, pas de parcours imposé, pas de passage obligé. Chacun.e est invité à expérimenter, à découvrir, à se questionner mais aussi à prendre position sur des questions de société. Enfant, adolescent.e ou adulte, chacun.e saura trouver l'approche qui lui convient.

 

Ludique, interactive et participative, l'exposition explore tous les aspects de la mobilité et propose une visite animée et accessible à tous (partir de 6 ans).

Elle sera présente sur le territoire francilien entre novembre 2017 et février 2020 .

 

Découvrez les trois pôles thématiques de l'exposition

 

 

# 1 - Trajectoires Individuelles

 

Un corps mobile permet de nous déplacer et de nous exprimer. Nous bougeons individuellement mais au sein d'un environnement collectif riche d'interactions et d'influences ayant un impact sur notre mobilité. Celle-ci peut être aussi bien freinée que facilitée par le mouvement dynamique de la société.

C'est un jeu permanent d'adaptation, plus ou moins réussi, entre la mobilité de chaque individu et la société dans laquelle il évolue.

Pour participer à ce jeu, il est nécessaire de prendre conscience des spécificités de notre propre mobilité et de celles des autres, ainsi que des interactions avec la société. Chacun d'entre nous présente des particularités qui influencent directement notre façon de bouger. Cela peut être minime (comme un bassin légèrement désaxé) et avoir une incidence sur notre démarche et, par la même, sur la façon dont notre entourage nous perçoit. Cela peut être important (comme un handicap moteur lourd) et ralentir considérablement notre mobilité dans un environnement encore trop souvent peu adapté.

Réciproquement, la société tâche de s'adapter elle aussi à nos spécificités et développe des pratiques, des solutions techniques pour offrir une mobilité équitable à chacun, comme un mobilier urbain adapté aux personnes à mobilité réduite. Les progrès techniques de ces dernières décennies, notamment en matière d'outils numériques, commencent même à imposer une nouvelle dynamique de société en effaçant les distances, rendant n'importe quel endroit de la planète virtuellement accessible depuis n'importe quel autre.

 

 

# 2 - Trajectoires Collectives

 

La mobilité dans une métropole est liée à un ensemble de facteurs comme le comportement des individus, les aménagements urbains ou encore les contraintes socio-économiques. La façon dont les habitant·e·s se déplacent, les besoins en termes de transport et d'accès ou encore les connexions avec les autres villes, ont un impact sur l'activité et l'identité de la ville. Ainsi, notre mobilité est influencée par notre culture et les modes de déplacement participent à l'identité culturelle d'une région, comme les "bus impériaux", emblématiques de la ville de Londres.

La science, qu'elle soit cognitive, physique, mathématique ou sociale, est indispensable pour comprendre comment ces influences façonnent la ville à travers la mobilité de ses habitant·e·s.

Elle nécessite de rassembler de nombreuses données sur la démographie, les habitudes de déplacement, ou les caractéristiques de la population. Toutes ces données sont ensuite organisées, comparées ou encore interprétées dans le but de comprendre nos mobilités actuelles et de dessiner celles du futur. Les modélisations informatiques et mathématiques simulent et anticipent la circulation des foules, les études basées sur l'observation examinent les comportements et les conventions sociales de nos déplacements.

Ce travail permet de mettre en évidence des caractéristiques de la mobilité collective, comme les flux de voitures, les rassemblements culturels ou les mouvements de population entre ville et campagne. Il révèle également des paradoxes, autrefois incompréhensibles, qu'il devient possible d'expliquer scientifiquement..

 

# 3 - Trajectoires Mondiales

 

En observant la mobilité des êtres humains sur une temporalité longue et à une échelle mondiale, il est possible d'appréhender la complexité des migrations. Migrante depuis toujours, Homo sapiens est une espèce qui s'est déplacée, se déplace et se déplacera sur la planète.  

Aujourd'hui, les humains sont présents sur la quasi totalité de la surface de la Terre. Et si le découpage des nations semble cloisonner les mouvements de population, les flux migratoires sont en réalité nombreux et se croisent, créant un enchevêtrement de réseaux de mobilité.

Les raisons de se déplacer sont variées et dépendent toujours d'un contexte précis. S'il est possible d'identifier des similitudes entre les espèces sur les causes de migrations, l'espèce humaine semble avoir des raisons à elle propre.

Conséquence directe de ces déplacements de population, les langues parlées sont constamment influencées par les migrations. On retrouve des mélanges, des mots empruntés à d'autres langues, réappropriés, qui témoignent de l'histoire de ces échanges, qu'ils soient coloniaux, commerciaux ou encore militaires.

Et maintenant que certains pays partagent une monnaie commune, comme par exemple l'euro, il devient même possible à chacun de se raconter une petite histoire des migrations humaines en observant les pièces au fond de sa poche.